Je suis perdue .


# Posté le mardi 04 août 2009 07:40

End.



Je ne pensais pas en arriver là un jour. Ecrire un texte pour dire que c'est fini. Si on m'avait, il y a quatre ou cinq mois encore, dit que j'en serais là, je ne l'aurais pas cru. Jamais. & pourtant. Mon frère, la personne en laquelle j'avais une confiance aveugle & totale, mon jumeau, qui avait promis de m'accompagner jusqu'à la mort, n'est plus. Il n'est plus rien d'autre qu'un inconnu. Un étranger. J'ai mal mais en même temps je n'ai rien, je ne ressens plus ni la douleur, ni le manque. Rien. Juste le vide. J'ai envie de pleurer mais je n'en ai plus la force. En fait non, je n'ai pas envie de pleurer, ce n'était qu'une impression. Je ne pleurerai pas pour toi. Tout est mélangé dans ma tête, même si je suis consciente de ne pas vouloir te reparler un jour, je ne peux pas m'empêcher d'être perturbée par ton absence. & par les derniers mots que tu m'as adressés. Crus, sales, ignobles, sans appel. Tu m'as demandé de m'en aller de la pire façon qu'il soit. En fait tu aurais très bien pu me tuer que je pense que sur le coup ça m'aurait fait moins mal. Mais tu n'as même pas eu le temps de m'achever que je me relevais déjà, plus forte qu'avant, & que je m'apprêtais à affronter la vie sans toi. Tu sais, après toutes les saloperies que tu m'as dites, je ne peux même pas envisager de te considérer un jour en tant que frère, en tant que copain ou même en tant qu'être humain je pense. Je sais que c'est facile de cracher ma haine sur un pauvre blog, mais je ne veux plus avoir à te parler, plus jamais. J'ai ma fierté, & toi tu as tes nouveaux principes, alors je te demande de ne surtout jamais revenir. Tu étais tout. Mon frère, ma vie. En une soirée tu es devenu pour moi le pire enfoiré que la Terre n'ait jamais connu. C'est ce que tu es, non ? Tu t'en vantais même, d'ailleurs, tu faisais bien le malin. Ca t'apporte quoi de coucher avec tellement de filles différentes si tu ne fais que les rabaisser, les humilier ou les ignorer par la suite ? Si tu leur fais des promesses que tu ne tiens jamais ? Ca te rend heureux de te couper du monde, de faire du mal à tous ceux qui t'entourent ? Dans ce cas tant mieux pour toi, tu as réussi. Tu vas te retrouver seul, quoi que tu penses. Personne ne veut d'un abruti pareil comme ami. T'as l'âge de grandir, & pourtant je t'ai jamais trouvé aussi gamin. Aussi immature & aussi limité. Tu n'iras pas très loin si tu continues comme ça, je peux te l'assurer. Ca fait rire les autres au début, de te voir jouer ton rebelle, mais sache que ces autres, même ceux que tu considères comme tes meilleurs amis, ils vont grandir, se rendre compte (si c'est pas déjà fait) que t'es qu'un gosse qui a besoin de se mettre en valeur en rabaissant les autres, que tu ne vaux absolument rien. Tu n'es pas intéressant, la seule chose que tu sais faire c'est jouer ta star. Tu me fais bien rire, après tout. Tu crois qu'avec cinq mille amis sur MySpace ou quinze milles commentaires sur ton blog, t'es quelqu'un de bien ? Loin de là, mon pauvre. Tu es tellement superficiel que ça me dégoûte presque d'avoir pensé un jour que tu pouvais croire en tout ce que tu disais. Est-ce que tu pensais rien que le dixième de tout ce que tu as pu me dire ? J'en doute sérieusement désormais. Mais bon, après tout je vais pas m'étendre sur ton cas, j'en aurais pour des heures & j'ai autre chose à faire que de te rabaisser comme toi tu adores tellement le faire. Je devais juste parler un peu de toi, parce que je viens de tourner la page sur une grande partie de deux ans de ma vie. C'est sans doute avec toi que j'ai vécu les moments les plus beaux de ma vie, que j'ai fait les trucs les plus fous. J'en tire une sacrée leçon. & j'en garde de bons souvenirs quand même. Mais c'est du passé, je me suis fait une raison. Tant pis pour moi. Pour toi. & pour nous. Je ne te regretterai pas. Peut-être que je regretterai de ne plus avoir ce frère dont j'avais toujours rêvé, mais toi tu ne me manqueras pas. J'en suis absolument certaine. Alors, Kévin, bonne continuation. Essaye d'ouvrir les yeux, de constater par toi-même que tu n'es qu'un enfoiré. Peut-être que ça pourrait t'aider. Moi je ne peux plus rien pour toi. & je continue ma vie, je ne vais pas m'attarder sur le passé. Ne m'attends pas. Je ne reviendrai pas cette fois .


# Posté le jeudi 07 mai 2009 19:54

Modifié le vendredi 19 juin 2009 08:21


L'ESPOIR FAIT VIVRE, MAIS IL FAIT MAL AUSSI.




I want to feel you,
I need to hear you ...
You are the light that's leading me
To the place where I find peace again.
You are the strength, that keeps me walking.
You are the hope, that keeps me trusting.
You are the light to my soul.
You are my purpose...you're everything.
How can I stand here with you and not be moved by you ?
Would you tell me how could it be any better than this ?
You calm the storms, and you give me rest.
You hold me in your hands, you won't let me fall.
You steal my heart, and you take my breath away.
Would you take me in ? Take me deeper now ?


Cause you're all I want, You're all I need
You're everything, everything .


# Posté le mardi 24 mars 2009 17:59

Modifié le vendredi 03 avril 2009 13:31

Les silences de Juliette .

Les silences de Juliette .


Parce que .

Ce sont ces nuit passées à tes côtés. Ta main dans mes cheveux. Tes secrets & les miens. Les escapades dans ta voiture. Tes lèvres sur les miennes. Ces kilomètres. Ton rire. La douleur quand t'es pas là. Ta main dans la mienne. Ton regard qui me fait fondre. Ton souffle dans mon cou. Ces moments où l'on s'évade loin, comme si personne ne pouvait nous retenir ou nous rattraper. Mes espoirs. Ta façon de te mordre les lèvres quand tu me regardes. Ton tee-shirt. Tes grimaces dans le miroir. Tes promesses. Tes yeux. Ta voix, que je reconnaîtrais entre mille. Tes blagues pas marrantes qui me font mourir de rire à chaque fois . Tes calins . Ton amour qui me donne des ailes . Les nuits passées à observer les étoiles . Tes "je t'aime" . Nos photos . Ton gilet . Les plans de diversion pour se voir . Les hôtels . Nos projets . Notre histoire . Notre passé . Notre futur .


# Posté le lundi 02 février 2009 17:31

Modifié le samedi 14 février 2009 17:55

Le Pacte.

Le Pacte.




__________" A toi mon Amour . "



l_lCes mots, puis un blanc. Mon stylo n'écrit plus. Mon esprit ne s'y retrouve même plus, je ne sais pas par où, par quoi commencer. J'aurais tellement de choses à dire sur toi, sur nous. Sur le début de notre histoire qui ne finira jamais. Sur notre premier regard, nos premiers mots, notre premier fou rire, la première fois que tu m'as prise dans tes bras. Personne ne peut s'imaginer à quel point je t'aime. Personne n'est capable de ressentir une passion, un besoin aussi profond. Parce que j'ai réellement besoin de toi, je ne sais pas si toi-même tu t'en rends compte, j'ai besoin de te savoir à mes côtés pour avancer. Tu es la vie, tu es ma vie. & je ne supporterai pas que tu m'abandonnes, je ne supporterai pas que tu partes. Je ne me sens jamais aussi mal que quand je suis loin de toi. Mon coeur t'appartient, & je n'ai envie qu'il n'appartienne à personne d'autre qu'à toi. Si tu savais à quel point les autres n'ont pas d'importance à côté de toi. Ils sont insignifiants, je ne les vois même pas. Il n'y a que toi, mon Ange. J'ai envie de te rendre heureux, mais je n'ose pas m'imposer dans ta vie, j'ai peur de faire un faux pas, j'ai tellement peur de te blesser. Mais toi, le moindre de tes gestes, le plus petit de tes sourires me comble de joie. J'ai l'impression de vivre par procuration, parfois. Je suis heureuse à travers ton bonheur. & je souffre avec toi aussi, quoi qu'il arrive je suis à tes côtés. La seule chose qui puisse m'empêcher de t'accompagner partout, c'est toi-même. Si tu me demandes de partir, je partirai. Ca me ferait horriblement mal. A vrai dire, il n'y aurait pas de mot assez fort pour décrire le nouveau vide que cela causerait en moi, tu es la seule chose qui m'aide à tenir debout. Le seul être auquel je me raccroche, de toutes les forces qu'il me reste. Merci d'être là. Merci pour tout ce que tu m'as apporté depuis le début. Un simple "Je t'aime" ne suffit pas, & ne suffira plus jamais. Parce que c'est tellement insignifiant, tout le monde peut se dire "je t'aime", & nous, on n'est pas comme tout le monde. Je ne peux simplement pas t'exprimer mon amour, te parler d'un "nous" à travers de simples mots, il m'en faut plus, je ne peux pas me contenter de si peu. Excuse moi si je ne m'exprime pas bien. J'en suis incapable, tu me fais perdre tous mes moyens.


_________Ilétaitunef0isjamais_______________" & j'aimerais que ça dure. Toujours . "








# Posté le vendredi 30 janvier 2009 12:56

Modifié le lundi 02 février 2009 17:05

Sweet dreams.

Sweet dreams.



On a toujours dit de moi que j'avais un certain don pour aider les gens à se relever de leurs traumatismes, leur faire comprendre que la vie est encore possible après l'horreur, le désespoir. Je leur donnais l'espoir que demain serait mieux qu'hier.
Mais je n'avais jamais pu convaincre Lucas. Celui que j'aimais & considérais comme mon meilleur ami connaîssait une situation de détresse, & j'ai été incapable de le délivrer de ses souffrances.
Je crois qu'on ne peut secourir quelqu'un que s'il accepte votre aide. Mais Lucas s'ouvrait de moins en moins. Il ne s'était jamais vraiment libéré de son passé. Il avait perdu l'envie de se battre à un degré que je ne soupçonnais pas.
Pendant les mois qui ont suivi, tout m'était indifférent. Plus rien ne pouvait m'atteindre, ni la joie, ni la douleur. Ma propre mort ne m'effrayait plus. Certains jours, je l'attendais même comme une délivrance. Sans lui, je ne savais plus pourquoi, pour qui continuer. Ma vie semblait tellement loin, inaccessible. Il était parti en emmenant ma joie, mon sourire & mon coeur. Je ne vivais plus. Je me laissais aller, espérant sans doute inconsciemment que je me réveille après un mauvais rêve. Ce n'était pas un rêve. Il n'était plus là & ne reviendrait pas.
Pourtant, au fil du temps, j'avais réussi à me reconstruire. Certaines personnes m'ont aidée à me relever, à continuer à vivre, à surmonter la douleur atroce causée par sa perte. J'avais rencontré des gens qui me soutenaient & m'encourageaient à tenir le coup. Jamais ils ne réaliseront à quel point leur rôle a été décisif.
Mais malgré cela, la perte d'un être cher n'est pas quelque chose qu'on oublie. On ne "se remet" pas de la mort de quelqu'un qu'on a aimé. On peut essayer de vivre après, mais on ne se relève jamais entièrement. Il faut énormément de courage, de volonté & de soutien pour surmonter une telle épreuve.
Quoi qu'il en soit, je reprends peu à peu goût à la vie. Grâce à des gens qui me comprennent & sont patients avec moi. Eux savent quels sont mes problèmes, mes envies & mes réticences.
On n'oublie pas quelqu'un qui est mort. Mais bizarrement, on ne se sent jamais assez impliqué, assez touché par ce qui nous est arrivé. On a toujours l'impression de ne pas en faire assez, & parfois, dire "je t'aime" à quelqu'un d'autre peut passer pour une trahison à nos propres yeux. Il faut comprendre que je n'aime pas m'attacher aux gens, & que j'ai parfois besoin de prendre des distances pour ne pas m'attacher trop vite, pour ne pas me laisser contrôler par mes sentiments.



J'ai écrit ce texte le 12 janvier, aux alentours de minuit. Deux jours avant que Florent ne rejoigne Lucas. & quand je le relis, j'ai l'impression que c'est moi qui ai tout prémédité. Ou alors que je savais inconsciemment qu'il fallait que je me prépare à un autre choc du même genre. C'est tellement étrange que j'ai du mal à croire que ce soit une simple coïncidence.


# Posté le dimanche 25 janvier 2009 14:15

" & si demain tu n'me rejoins pas, alors continue sans moi "

" & si demain tu n'me rejoins pas, alors continue sans moi "




Quand tu as décidé de sauter, tu as aussi décidé inconsciemment de ma mort à moi. Au moment où ton coeur a cessé de battre, le mien a hésité à l'imiter. A l'annonce de ton départ, j'ai vu mon monde s'effondrer autour de moi. Ne restaient plus que des ruines, des restes d'un passé déjà dur comme ça, avant que tu n'en mettes du tien. En une phrase, la phrase qui m'a fait comprendre que je ne te reverrai plus jamais, tous mes repères, tous mes espoirs ont été gommés, comme s'ils s'étaient envolés avec toi. Mon corps & mon coeur refusaient de croire quelque chose d'aussi inattendu, d'incompréhensible. J'étais perdue. & tu n'étais plus là pour me sortir de là cette fois. Personne ne peut imaginer toutes les choses qui me sont passées par la tête en quelques secondes. Tous les souvenirs, les regrets, les projets, les visions, les paroles, les sourires ... J'ai aussi pensé à ce que j'allais faire sans toi. & je n'ai pas trouvé de réponse immédiate. Le vide. Le néant. Si tu savais à quel point j'ai mal, à quel point ton départ me fait souffrir ... mais malgré tout, je n'arrive pas à t'en vouloir. Tu as fait ton choix, & comme toujours je l'ai respecté, même si des fois je me demande si je n'aurais pas pu faire quelque chose pour toi. Mais est-ce que tu ne serais pas venu me parler si tu avais eu besoin d'aide ? Si tu avais voulu de l'aide ? Je n'en sais rien. & il y a trop de choses que j'ignore encore. Mais ton absence me semble irréelle. & elle fait si mal aussi. Je m'attends à te revoir à chaque seconde, dans les couloirs, devant le lycée, dans la rue, à la gare, au CDI, n'importe où. Je n'imagine pas de monde sans toi, & pourtant il faut que je me fasse une raison un jour, je peux pas passer ma vie à t'attendre. Pour l'instant, avant de réussir à reprendre le dessus sur tout ça, je fais semblant de sourire, d'aller "bien". Ca ne doit pas marcher très bien étant donné que tout le monde s'obstine à se faire du soucis pour moi, mais j'ai pas envie d'étaler ma souffrance devant tout l'monde non plus. Mais depuis que t'es plus là, j'ai plus envie de manger, j'arrive plus à dormir, je pense à toi sans arrêt. Tu me manques horriblement, à un point que personne ne peut imaginer. & ça ne fait que onze jours. C'est terriblement long. En partant, tu as emmené une partie de moi. L'autre partie viendra te rejoindre bientôt. Quand le moment sera venu, du moins. Tu as l'éternité pour attendre désormais, j'espère juste que tu ne m'oublieras jamais Flo'. Pour moi en tout cas, tu vois bien que c'est impossible.


.F. l o r .e. v е r

# Posté le samedi 24 janvier 2009 19:49

Paris.

Je pouvais pas ne pas parler de ma journée d'aujourd'hui. Fallait que ça se fasse quelque part, ça sera ici. Le grand dépotoir à phrases cultes. Tout ce qui me passe par la tête. Même les trucs les plus cons. Surtout les trucs les plus cons.

10 janvier, Paris.

Délocalisation de Bastille à Châtelet, c'est plus mieux & ça pue moins le fake. Retrouvailles = cassage de voix. Y a le chanteur de Toncul Poubelle là-bas. Ah ouais. J'en peux plus de marcher, mes pieds commencent à devenir morts là. C'est chauuuuuuuuud. Mais pas assez hot. Il fait moins quinze à Strasbourg ? Mais c'est en Sibérie ou quoi ? Le gang des McCouye c'est le McCouye Crew, parce que ça fait plus fashion. On est les plus beauuuuuuuuuuux. La meuf en débardeur dans la rue. Wahouuuuuu. Pain d'épice. Dans le fond il est beau quand même. Tiens cadeau, tu pourras bientôt ouvrir une boutique de souvenirs de Paris. La meuf elle a foutu ses cheveux dans un pot d'peinture rose, manque de bol elle a pas réussi à tremper jusqu'aux racines. Mon ex c'est mon ex, ça veut dire que ... ben c'est mon ex quoi (merci Laurie hein --'). Alerte au fake. Course-poursuite dans les sous-terrains du métro avec les tapis roulants. Ou pas. La maison avec la piscine, le jardin & le sauna/hammam sur le toit, juste en face de l'Arc de Triomphe. Ma résidence secondaire quoi. Le Mcdo quatre étoiles des Champs Elysées. Les galettes des rois chocolat blanc-myrtilles. Les bouffeurs de service. Le Eastpak volant. SC CREW. Les cadeaux de mes amours. & que les tiennes durent toujours. Laurie, c'est un aimant à Kévin, genre. Pas toujours, mais parfois, pas souvent tu vois. Ca t'es déjà arrivé de simuler ? Mon frère, ma vie. Tu vas me manquer quand tu seras plus là. Oh Max la Menace, t'as du tipex dans la frotz. Faut que j'mette mes lunettes anti-famousitude. On dit Tex-Mex ou Check-Mex ? Parle à ma main. Rapidité, efficacité. Il me faut ces chaussures. N'importe quelle pointure, je mets du 34 ou du 43 s'il vous reste que ça, mais il me les faut. C'est beau Paris, mais ça pue. A moooort. Sea, sex & sun. Mais ici pas de sea, pas de sun... ;). Clairvoyance. Lekrikitu. De la mort qui tue, en plus. Je t'aime plus que les aveugles aimeraient revoir le ciel. (Au passage, & après réfléxion, c'est sans doute l'une des plus belles phrases qu'on m'ait jamais dites). HugoLeClodo. Le raffiot ? Laurie sait faire la touriste. Très bien, même. Trop balèze. Kéké le kéké. Mortal Kombat on the rive de l'Alma. Douillouspikingeuliche ? Mieux que les baleines tout cas. Samaman de ta race bordel. Regardez, le gang des Pokemons débarque : Pikachu avec les cheveux jaunes, Salamèche la touffe rouge & le truc rose c'est Rondoudou. Mouais. Horreur, il fait tellement froid que je pleure & que mon mascara il dégluliiine. Amoureux & malheureux. Pareil. Coma hydraulique. C'est la mifa, cherche pas. Ma soeur c'est la plus belle & la meilleure de toutes les soeurs au monde...Laurie, dis que ton frère c'est le plus beau. Euhh...& le vert c'est Bulbizarre ?


"Kéééééééééééééviiiiiiiiiiiiin !"
"Lauuuuuuuuuuuriiiiiiiiiiiiiiiiie !"
"Kééééééééééééééééééviiiiiiiiiiiiiiiiin !"
"Lauuuuuuuuuuuuuriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !"
"C'est bon, j'crois que tu peux arrêter de gueuler, je t'ai reconnu".

(VLAM le cassage à peine sortie du train quoi xD)

Putain je t'aime truc de ouf quoi.

_______________________________________________________________________

& tu me manques déjà horriblement. C'est tellement pas pareil quand on est pas ensemble, t'es si distant, j'ai l'impression de n'être que l'une des filles "que tu connais". Pas ta soeur, pas celle avec qui tu partages tout. Si je pouvais, je resterai avec toi tout le temps. Toute ma vie. Tu es sans doute la personne la plus importante pour moi, & regarde : au moment où j'écris ce texte, un mois & six jours après t'avoir vu pour la dernière fois, cela fait déjà deux jours que je n'ai plus aucune nouvelle, rien, nada. Alors que t'as sms illimités. & pendant le mois qui vient de passer, on s'est pris la tête au moins trois ou quatre fois. Pour rien, comme toujours. Mais tu vois bien que quand on est pas ensemble, ça va plus. Je hais cette distance, ces 483 kilomètres qui me retiennent loin de toi, ces 70¤ de billet de train, ces parents qui comprennent pas qu'on ne peut pas vivre l'un sans l'autre. C'est plus comme avant, je le sais très bien. & toi aussi bien que moi, nous savons pourquoi. Je reste persuadée que j'ai raison, excuse-moi. J'ai l'impression que tu m'échappes avec le temps, qu'on s'éloigne de plus en plus & qu'on commence à se haïr parfois. Ca me fait mal. T'es tellement tout pour moi, Kévin. Ma phrase préférée : "Mon frère, ma vie". Phrase prononcée sur les Champs Elysées, dans le froid-pas froid, ton keffieh autour de mon cou, ton bras par dessus mes épaules, en rigolant, traînant derrière les autres. Je la pensais cette phrase, "bordel de tonnerre de Dieu". Mais c'est tellement bizarre entre nous. Quand on est ensemble, pas moyen de nous séparer, on a à peine le dos tourné qu'on se manque déjà. On passerait des heures à raconter n'importe quoi, à se sourire, se faire des grimaces de trisomiques, à prendre le métro, à "visiter" Paris, à boire des Java Chips... Quand je pars, on pleure. J'ai droit à un sms, "Tu me manques déjà", dix minutes après le départ de mon train, puis plus rien pendant deux, trois, quatre jours. Puis une conversation comme j'en aurais avec n'importe quel inconnu. "Salut, ça va ?" ; "Oui & toi ?" ; "Quoi de neuf ?" ; "Rien & toi ?" ; "Ben rien". Ca me tue. J'aurais tellement de choses à te dire, de choses à faire avec toi, c'est pas possible qu'on en soit arrivés là ... Je suis consciente que je vais bientôt devoir admettre que tu n'es plus qu'un simple ami. Plus le frère que j'ai eu ces deux dernières années. Plus le frère qui était toujours là. Plus le frère qui savait tout. Plus le frère qui me disait tout. Un ami. Ou non, un simple & vulgaire "pote". Une connaissance. Ca va nous arriver, Kévin. Parce que je peux pas faire le poids face à *elle. J'ai plus envie de me mesurer aux gens que tu aimes. Soit elle comprend que tu puisses être si proche de moi sans me considérer comme ni plus ni moins qu'une soeur, soit elle s'acharne à te faire me détester, m'oublier, & dans ce cas je préfère partir de moi-même. Tu me manques, & malgré tout, j'ai pas envie de te perdre. Je t'aime mon frère, ma vie, mon Tout.

# Posté le samedi 10 janvier 2009 18:49

Modifié le lundi 16 février 2009 12:58

Little Dolls.

Little Dolls.


Je n'suis vraiment qu'une sale garce. C'est plus fort que moi, je fais toujours souffrir les personnes que j'aime le plus au monde. Je cherche leur bonheur à n'importe quel prix, et dès que quelque chose ne marche pas comme je veux, je fous tout en l'air. Le plus souvent, les autres ne comprennent pas pourquoi. C'est à peine si moi je comprends mes propres réactions. Il faut toujours que je trouve le détail qui va de travers, que je gâche tout avec mon caractère et mes humeurs de merde. Je détruis tout autour de moi. Le peu de gens qui tiennent encore à moi, je les fais souffrir et les repousse autant que je le peux. Inconsciemment et involontairement sans doute, mais quand même. Ils devraient partir, me laisser seule avec mes délires psychologiques, mais - allez savoir pourquoi - certains restent, malgré tout. Ils me supportent, font de leur mieux pour me rendre heureuse alors que je pourris leur vie. Ca fait longtemps que j'aurais du me retrouver seule, mais ils sont encore là. Certains m'ont ouvert leur coeur, m'ont avoué des choses qu'ils osent à peine s'avouer à eux-mêmes, et moi je n'ai rien à leur offrir en retour, rien que des reproches, des insultes. Après tout cela, j'ose encore dire que mes amis sont la chose qui me soit la plus chère au monde. J'ose prétendre que je fais des efforts pour les rendre heureux. Tu parles. Je suis un poids, un fardeau pour ceux qui essaient encore de me comprendre. Je ne mérite pas toute cette attention, tout cet amour. Mes amis, ceux qui restent, sont des êtres uniques et extraordinaires, j'en suis parfaitement consciente. Et je crois que c'est ça qui m'effraie. S'ils sont si exceptionnels que ça, qu'est-ce qu'ils font avec moi comme "amie" ? Et qui me dit qu'ils vont rester longtemps encore ? Oui, je crois que si je suis tellement infecte avec eux par moments, c'est parce que j'ai peur de les perdre. Comme j'ai perdu Lucas. J'ai peur que cela se reproduise, et ça me bouffe un peu plus tous les jours. D'un côté, j'ai envie de prendre les plus grandes distances possibles avec ceux que j'aime, pensant peut-être que je souffrirais moins alors, s'ils s'en allaient. Douce illusion. En les blessant, c'est moi-même que je blesse. Je m'en veux, croyez-moi. Mais c'est quelque chose que je n'arrive pas encore à contrôler. Je m'excuse auprès de tous ceux à qui j'ai un jour pu faire du mal, alors que je les aimais vraiment. Pardon.


# Posté le jeudi 08 janvier 2009 02:41

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 14:40